La prophétie du lama

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La prophétie du lama

Lorsque le Tibet fut envahi, en 1950, on n’entendit presque aucune protestation dans le monde. Mais toutes sortes de prophéties tibétaines avaient déjà parlé. Les dés, les transes rituelles, les prédictions tirées de cendres ou de récoltes, les témoignages sont nombreux. Et naturellement, il y eut aussi les prophéties des lamas eux-mêmes.

La prophétie du lama

Un lama, peinture de l'auteur, extraite du roman Reinhardt Tarkand

L’honorable Dondrup, lama du temple de Séra, était élevé au-dessus du sol, en lévitation. Ce n’était pas convenable, en pleine fête du Mönlam, mais l’idée ne serait venue à personne de l’interrompre, non seulement parce que cela pouvait être dangereux, mais aussi parce que le lama pouvait avoir à transmettre un message d’une importance supérieure, concernant l’ensemble de la communauté religieuse.
Peu à peu, les danses cessèrent, les gens s’arrêtèrent, se prosternèrent ou simplement firent silence autour de lui, et on l’entendit prononcer ces mots :
— Vient le jour où il sera interdit de faire la kora autour du temple, où la ville sainte de Lha-ssa sera fermée, où les Kitas (les Chinois) envahiront le pays. Beaucoup parmi vous mourront.
A peine avait-il prononcé ces mots qu’il retomba au sol et perdit connaissance, les yeux demeurant ouverts.
Mais le vénérable supérieur du temple ressentit son émotion et, précipitamment, abandonna le lama à sa torpeur pour grimper, escorté par sa suite, jusqu’au faîte du temple. Rien apparemment ne venait dans la vallée. Cependant, il ressentit le grondement de la montagne.  Las, il dit au mont :
— Je fais ce que tu veux.
Et il fit un geste auguste. Quelques instants plus tard, des centaines de robes jaunes et rouges dépassaient l’enceinte sacrée et descendaient vers la vallée. On entendait tinter des centaines de clochettes, et frapper des tambourins.
Deux semaines plus tard, venant comme la mort, la colonne blindée chinoise entrait dans la vallée.

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Jesús Morales

Mi gusta la historia que has contado, pero para mi a veces me cuesta entender un poco tus formas de relato.
Un abrazo, hermano

Jesús Morales

Paul

Dans la « Chartreuse de Parme »(ne pas lire ce livre avant d’avoir quarante piges)Stendhal évoque la prophétie de l’abbé Blanès . Fabrice (le héros) va la vivre mais autrement qu’il n’avait pu l’imaginer.
« Peu à peu les danses cessèrent, les gens s’arrêtèrent, se prosternèrent ou simplement firent silence autour de lui et on l’entendit prononcer ces mots: »RDW tu rencontreras sur ton chemin mille embûches, toujours tu les vaincras,ceux qui t’auront fait du mal tomberont dans un gouffre!et « considère que de ne pas obtenir ce que l’on veut est parfois une grande aubaine »selon le Dalaï Lama.

Delphine Paganotto

Tragique histoire de la beauté de l’esprit du Tibet, qui hélas, disparait sous le pouvoir intolérant Chinois…et nous on fait quoi devant la décadence d’un des plus beaux empires spirituels et philosophiques du monde?

Oria de Timonier

« Il n’importe pas qu’un être soit croyant ou non : il est plus important qu’il soit bon. » Dalaï Lama. Extrait de « Sagesse ancienne, monde moderne.’

J’aime bien la nouvelle illustration. J’aimerai bien savoir où vous trouvez vos illustrations qui accompagnent très bien vos nouvelles. Merci.

    Oria de Timonier

    Impressionnante cette miniature. On sent bien le travail sur bois. Mais de quelles matériaux avez vous disposez ? Cela ne peux être de la craie, ni du pastel.

    J’aime bien aussi votre nouveau bandeau, c’est vous qui l’avez réalisez ? C’est vous que l’on devine ? Beaucoup mieux que le précédent bandeau : trop tape à l’oeil à mon goût.

    Cette atmosphère au sein d’une bibliothèque c’est transcendant. Je trouve toujours que les bibliothèques ont quelques choses de mystique. C’est pourquoi j’aime aussi y passer de longues heures. Parfois simplement pour rêver.

      Oria de Timonier

      Oui Rémy je sais que c’est votre maison mais j’ai pensé que pour les personnes qui n’ont pas de place chez eux et qui vous lise c’est un peu déplacé. Ce n’est pas mon cas loin de là mais j’ai cette mauvaise manie de pensée toujours à d’autres. Veuillez m’excuser si je vous ai froissé, ce n’était ma volonté. J’essaie toujours d’être gentille en toutes circonstances comme vous avez sans déjà remarqué. Seulement ce qui est évident pour moi ne l’est pas toujours pour les autres. Il faut que j’arrive à me parfaire dans mes réflexions en donnant plus d’explications. Vous faites bien de faire la remarque et défendre vos racines. C’est important et je comprends.

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