La tectonique des ploucs

La tectonique des ploucs, Les 4 vertus cardinalesLa tectonique des ploucs

L'Histoire est un combat gigantesque, immense. Celui de l'amour et de l'intelligence contre tout le reste. Je fais de ces deux qualités des définitions qui ne sont pas communes ; nous nous entendrons sur le fond. L'intelligence et l'amour séparés font des tyrannies, l'une de la raison, l'autre des sentiments. L'une et l'autre communiant font une relation au tout-vivant, elles sont énergie, créativité, sélectivité, joie, discernement, charité, insatisfaction. De là jaillissent entremêlés force, courage, effort, culture, transmission, choix de mon monde prochain, espérance, volonté, immédiateté et durée, prudence, justice, humilité.
Amour et intelligence, ensemble, se disent en un mot: Vie. Vie se sublime en un mot: Foi. Pour finir, Foi est la clé de l'humain.
Leurs ennemis, masse non dénombrable, sont toutes les variations de leur degré d'imperfection. Nous sommes tous situés quelque part, en chemin vers un mieux lumineux ou vers un pis obscur. Foi ou absence de Foi, il y a deux sortes d'êtres humains: ceux qui cèdent à ce qu’ils sont, et tombent en disant monter. Et ceux qui, se sachant faibles, luttent pour ce qu’ils peuvent être, vers leur être authentique, révélé par un Autre qui est Chemin, Vérité et Vie. Dans cet effort commence la régénération.
Tout consiste à posséder cette Foi du possible révélé. Mais très vite on voit que si le mieux est bien, le bien est mieux.
Nous sommes tous les ploucs d’un autre, plus avancé sur la plaque tectonique de son être propre.

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22 réflexions au sujet de « La tectonique des ploucs »

  1. C’est tellement clair qu’on croirait assister à une démonstration mathématique (avec un bon prof bien sûr!). Limpide. J’espère seulement que je fais bien partie de la seconde catégorie!!

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  2. Que le Grand et Sage Maître Rémy qui a le pouvoir de remettre à l’endroit le coeur et l’âme humains se présente désormais à quelque suffrage politique dans notre vieux pays détraqué…
    Je serai bien l’un de ses disciples, ou sujets, pour servir en fidèle lieutenant de son programme de l’intelligence et de l’amour réunifiés!

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  3. L’intelligence et l’amour allaient ainsi main dans la main, peut-être téméraires mais si beaux ensemble. Nous les admirions, c’était facile.
    Ils virent de loin la ruse qui les évitait, la cruauté ricana en les croisant, et la politique ameuta la foule en criant : « Des utopistes ! Des utopistes ! Au pilori ! » Et ainsi fut fait. Avons-nous été assez prompts à les défendre nous qui les admirions ? Les admirateurs depuis me semblent toujours suspects, je vous le dis, il faut s’en méfier.

    Chère Viviane, puis- je vous confier mon singe pendant quelques jours ?
    Avec nos petits nous allons essayer d’approcher une meute de loups et je ne voudrais pas qu’il se fasse dépecer ! S’il veut aller voir Oria, il le peut, il jouera avec ses deux perruches.

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  4. Paul vous m’embêté avec votre talent. Vous en avez trop. Il faut m’en laisser un peu. Deux perruches, un singe et une Histoire avec quelques ploucs, c’est beaucoup trop pour moi. Je préféré vous donner mes perruches à garder et tous les ploucs de la terre avec si vous n’y voyez pas d’inconvénient Paul. Vous verrez ils sont très drôles. Prévoir juste une cage géante pour mettre tout ce beau monde dedans parce que parfois on arrive plus à les maîtriser tellement ils veulent en manger des plouqueries. Sauf mes perruches qui elles sont bien sages ce soir. Hum est-ce normal ? Et bien oui où avait-je la tête elles dorment bien sûre. Ah les soirs de pleine lune, comme c’est agréable. J’ai un peu le sentiment d’être aimantée vers cette belle et rayonnante intelligence de l’amour. Bien je vais aller m’endormir sous cette lune ; sans doute va t-elle me souffler quelques beaux et doux rêves encore.

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    1. J’accepte, cher Paul, de garder votre singe. Il sera sage, il ira jouer avec Oria.
      En fait, pour être tout à fait honnête, j’attends avec impatience votre singe pour qu’il m’explique cette idée de « plouc ».
      Je n’ai pas bien compris comment l’amour et l’intelligence ensemble auraient des « ploucs » moins évolués…Plouc, le mot me gène…
      Bonne vacances, Paul.

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      1. Personnellement j’aime bien la chute de ce texte inattendu. Et puis plouc cela sonne bien. Cela peut faire souffrir aussi d’être plouc n’est-ce pas ?

        Bon moi le singe de Paul non merci, je ne sais pas quoi faire de mes deux perruches alors je pense que cela ira pour moi. J’aime bien m’amuser mais pas avec un bruit de basse cours, de volailleries, de poulayé, de singeries,…Enfin bref les bruits d’animaux non merci.

        Je préféré à cela les doux chants de l’intelligence et l’amour. Beaucoup plus agréable.

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  5. Merci Viviane,je serai correct.
    Pendant que Paul fait les valises j’essaie de répondre à votre question.
    En effet, si un individu se juge « plouc » c’est déja qu’il est intelligent, et si un individu dit d’un autre qu’il est « plouc » c’est qu’il n’a pas d’amour! On n’en sort pas!
    Continuons à réfléchir… Je sens quelque chose… comme du brûlé… tiens, comme du péché d’orgueil… ou du seringa… ou de la lavande… j’entends des cigales… Est-ce que nous serions arrivés chez Jean-Noël sans faire attention ? Marche arrière !
    J’arrête ! Promis, promis…

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    1. On se tutoie petit singe puisque on habite ensemble quelques jours, d’accord ?
      Donc, pour la plouquitude j’avais bien raison…Le fait même d’employer le mot est un péché d’orgueil….
      – Oui, sinon on aurait oublié ce mot.Pour sans souvenir, il faut penser: « Un tel est un plouc et pas moi. »
      – Chut!!!!!!! Tu as promis d’être sage chez moi! Tu sais bien qu’ici nous aimons encenser…Nous sommes positifs…

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    1. Très juste Pascale et je suis contente que tu sois là car je pense que tu es une personne rare.

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    2. Cela suppose que l’on soit ouvert. Ouvert à autre chose, ouvert sur autre chose. Cela suppose donc une prédisposition ou, plutôt, une aptitude ?
      Est-ce vraiment le propre de l’Homme, Rémy ?

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    1. C’est vrai Rémy et Pascale que le lien est primordiale. Avant toute chose et comme le dit bien votre beau texte Rémy, il s’agit d’être en lien avec soi pour pouvoir pleinement apprécier le lien avec l’autre.

      Exemple : j’ai rencontré une très jeune femme l’autre soir par hasard. Je suis quelqu’un de très sociable et mes promenades estivales le soir m’apaise. Elle vient à peine de sortir de l’adolescence et me dit posément  » Je ne me sent pas en lien avec moi-même. Je m’autodétruit. » J’ai longuement discuté avec elle. Elle me disait que notre conversation lui avait fait le plus grand bien et qu’elle pouvait me considérer comme sa soeur. Je lui ai donné mon numéro de téléphone et lui ai demandé de m’appeler quand elle le souhaite. J’ai eu le sentiment qu’elle se sentait comprise et appréciée. Elle m’a beaucoup apporté également.

      Ceci pour dire que dans ce chaos dont vous parlé si justement le lien, avant toute chose, avec soi parfois n’est pas une évidence mais quand il est présent c’est une beau cadeau de la vie. Une belle récompense de la conscience aussi. Ensuite le lien avec l’autre est primordiale pour une bonne santé, un bon équilibre. Et puis vient le lien avec ce en quoi l’on croit au plus profond de soit mais cela nous appartient et l’on peut le partager, pourquoi pas même certain l’enseigne, le transmette telle une offrande, un bien précieux. J’admire ces gens qui font de la vie un enchantement.

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  6. Agnostique et humaniste. J’admire la foi quel qu’elle soit Pascale.

    Rémy votre développement est particulièrement touchant. Vous avez bien fait de ne pas le laisser à votre seul esprit.

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  7. Evidemment d’accord avec toi Rémy.
    Exposé intelligemment écrit sur l’alignement, ou de la dissociation, coeur/esprit.
    Je comprends mieux l’etre humain : « cette prédisposition intérieure libère des peurs, des récurrences de la faiblesse et donne une confiance, un renouvellement de l’être. C’est là je crois déjà une clé d’accomplissement. »
    « affirmer qui, quoi, comment, où, retire tout intérêt. »Intéressante réflexion.
    « tandis que toutes les réponses définitives seraient comme les feuilles qui auraient un temps et finiraient par mourir, pour donner autre chose » Oui, d’autant plus que les feuilles mortes tombée au sol régénèrent et nourissent de nouveau l’arbre !

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  8. Vous m’avez fait souvent rire, pleurer, sourire, chanter, douter, rêver, espérer à travers vos textes mais cette fois, de tous vos écrits, celui-ci est le plus…
    Ah désolé je n’ai pas de rime en « i »!

    Epoustouflant, saisissant!
    Quelle portée!

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  9. Une foi vivante, c’est à mon avis la clé, ou (dans votre cas).. la plume.
    Continuez à donner du fruit à votre merveilleux don, pour la gloire de celui
    qui est chemin, vérité et vie et qui donne, à qui le cherche, la voie, pour la quelle, chacun d’entre nous est destinée. C’est comme une culbute de soi -même révélée, qui nous prépare, à être, chaque jour, un peu plus accompli.

    Merci.

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