Métiers à l’abri de la maltraitance

Métiers à l’abri de la maltraitance

La maison est capitonnée. De l’intérieur.
Le couple refait les peintures des façades. Les propriétaires estiment qu’il faut embellir le quartier. C’est bien, ça.
Ils sont bien intégrés, ils sont au Lion’s et se rendent chaque année au Hellfest.
Le voisin approche, apprécie. Il ne sait rien de ce qu’il y a, à l’intérieur, mais le coup de pinceau est bon, il n’y a pas de coulures. Les policiers, qui font des patrouilles, estiment sans le dire que cet habitant montre l’exemple de la salubrité. Le maire n’a qu’à se féliciter pour sa ville.
Les murs sont capitonnés. Il paraît que l’épouse écoute la musique fort.
Cela dit, ils n’ont pas de chance, ils ont un gamin qui n’arrête pas de se cogner partout, un abonné aux services d’urgence. Un gamin qui pleure souvent ; ça ne doit pas être facile. L’institutrice les trouve courageux de supporter cet enfant, un petit dyslexique et dysorthographique. Le médecin scolaire ajoute : dyspraxique. Alors, tout s’explique. L’assistante sociale ne fait aucun rapport, il faut préserver le dialogue, et puis, vous sadessin maison tristevez, il y a des erreurs judiciaires. L’orthophoniste fait son travail. On est tous d’accord.
Voilà que les policiers reviennent, ils emmènent les parents, menottés, et font poser des scellés sur la maison. Les parents ont dit qu’ils sont désolés.
Au 20h, le reporter demande : « Comment avez-vous réagi quand vous avez appris que l’enfant est mort de maltraitance ? » le voisin répond : « Oui, enfin, c’est bon, ils se sont excusés ! »

Cliquez like ci-dessous

4 réflexions au sujet de « Métiers à l’abri de la maltraitance »

  1. Les petits Sagouins font légion. S’ils ne meurent pas ils peuvent devenir de superbes personnes,il suffit pour cela d’une bonne rencontre.

    Répondre

  2. Les services sociaux en France dêvraient faire l’objet d’une refonte et j’ai eu connaissance de plusieurs faits divers de cet ordre, reccurents. Les services sociaux ne sont pas suffisament formés à la comprhension d’un climat familial délétaire. Ils font leurs services minimums parfois et surtout tous ont peur des conséquences d’une erreur, y compris le juge face aux familles. Je crois même que celui qui a le plus peur c’est le juge. Une justice prétencieuse et qui jamais ne se remet en question croyant détenir les preuves d’une vérité qui lui convient bien pour son confort et sa tranquilité. Excusez-moi mais j’ai un certain mépris pour la justice française qui laisse des innocents en prison et des coupables dehors. Des preuves messieurs, des preuves et si vous n’en avez pas et bien frabriquez en ce sera toujours cela de pris ! Et si vous n’avez pas de preuves votre témoignage n’est pas crédible parceque vous n’avez pas le bras assez long monsieur. Voilà. J’ai discuté avec une femme policière qui en voit des choses revoltantes. Croyez moi si vous êtes un ponte de la politique vous aurez beau avoir violé des enfants vous ne risquez rien. Vous pouvez les violer ici en France ou à l’etranger, vous n’avez que l’embarras du choix. Nous connaissons deux cas dans nos personnalités politiques les plus en vogue. C’est déplorable la justice en France, en fait je ne devrais pas dire justice. Non ce n’est pas le mot.

    Répondre

    1. Je suis tout à fait d’accord avec toi, Oria.On peut parler de sainte révolte ( sourire).

      Les parents ont été désolés d’avoir dérangé le voisinage non ? Pas de remord pour l’enfant ? De simples coquilles vides ? Qui a vidé les coquilles ?

      Répondre

  3. Quel jugement sévère!!!
    En théorie, un enseignant suspecte un cas de maltraitance: le médecin scolaire se présente dans la journée pour examiner l’enfant et si la maltraitance est confirmée, le TGI est informé et décrète un placement d’urgence pendant la durée de l’enquête. L’enfant n’est pas rendu à la famille, il ne passe pas une nuit de plus chez ses tortionnaires…
    Dans la réalité: le médecin met 10 jours à venir dans le meilleur des cas, il est écrasé de travail. L’enseignant n’a pas le droit de garder l’enfant, ni de prévenir la justice ou même l’assistante sociale, sur la foi de soupçons? Il est impuissant, obligé d’attendre que la machine se mette en marche… La grande majorité des professionnels autour de l’enfant est sincèrement attentif à sa santé et à ses conditions de vie, malheureusement ses possibilités d’agir sont limitées tant par les lois que par le manque de moyens… Il ne faut pas se tromper de bataille.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *