La Tique Valet des Rats

38  commentaires

  1. En un royaume, antan prospère et riche à souhait,
  2. Régnaient sans partage et guère plus de bonté
  3. Des rats qui, en cent ans, eurent presque ruiné
  4. Ce qui restait debout, et… du jour les cachait.
  5. D’un pays de cocagne, d’un royaume envié
  6. A belles dents, ils firent un monceau désolé.
  7. On finit par le voir mais c'était interdit.
  8. Quiconque osait parler se retrouvait honni.
  9. Car l’espèce des rats fut dit-on la victime
  10. jadis d’un joueur de flûte, en poussant à l’abîme
  11. Cent d’entre eux qu’il aurait tous noyés dans le fleuve.
  12. La loi depuis prescrit que chacun s’en émeuve.
  13. Vous savez ce que c’est, ce ne sont pas des zèbres.
  14. J’ouïe fréquemment qu’ils disent en être descendants
  15. Des zèbres, eux ? ils n’ont point du cheval la vertèbre.
  16. Ça grignote, ça ronge, et leur os, c’est la dent.
  17. Ils avaient dévoré tout le grain des campagnes,
  18. Puis celui de la ville, et non contents du grain,
  19. Ayant épuisé foins, fruits, légumes et pains,
  20. Insatisfaits toujours, ils rongèrent en Marranes
  21. Tout le bois des bâtis, du sous-sol aux faîtières,
  22. Poitrails, tenons, jusqu’à la dernière mortaise
  23. Si tant que tous logis sous leurs dents s’affaissèrent
  24. Au milieu des débris qu’on sait les combler d’aise.
  25. Les autres animaux n'avaient rien dit du tout
  26. Et s’aperçurent enfin du chaos général.
  27. On causa sans finir, on se dit en courroux,
  28. On menaça du poing: rien que de très banal.
  29. La faim seule eut raison de leur passivité.
  30. On quitta ses pénates et se fit révolté.
  31. Cependant, dans les rues s’étalait cette ruine
  32. Et le rat n’aime point qu’il soit vu en plein jour.
  33. La chouette et le hibou, le chat, le chien, la fouine,
  34. L’hermine et la couleuvre étant peu de leur cour,
  35. S’entendirent enfin contre le surmulot
  36. Pour le chasser au mieux, pour le déporter loin,
  37. Le chasser de leur aire, éradiquer au moins
  38. De ces lieux le rongeur, puant, nuisible et gros.
  39. Le rat de son côté convoqua son concile.
  40. Tous les rats convoqués, soit moitié moins que mille,
  41. Affolés, mais jamais, ô jamais ! repentants
  42. (Cela, ils le laissent aux crédules, innocents),
  43. Furieux, outrés, selon leur esprit inverti,
  44. S’enquéraient d'ici bas se trouver un répit,
  45. Tout en contre-attaquant par des avis publics
  46. Disant que l'on mentait. Le dire était pratique.
  47. Ils savaient qu’en sortant le museau en plein air,
  48. Leur mine épouvantable et leur réputation
  49. Les désignerait tous au courroux populaire.
  50. Que leur nuisible sape aurait rétribution
  51. Et pas de celle qu’on reçoit pour œuvre pie:
  52. Le rongeur n’est pas sot, quand en jeu est sa vie.
  53. Ainsi cette assemblée de saboteurs crasseux
  54. Prit la décision qui devait sauver ces gueux.
  55. On décida enfin de mander alentour
  56. Qu’on cherchait un héraut ayant un bon visage,
  57. Des manières amènes, et d’autres avantages.
  58. Sans non plus espérer un grand élan d’amour,
  59. Les rats du moins voulaient affadir la querelle:
  60. Il fallait en finir avant que trop s’en mêlent.
  61. Mais voilà: entre un vœu et son heureuse issue
  62. Il y a bien souvent comme entre cru et vu.
  63. On chercha cet élu qui devait les sauver
  64. On lui promit butin, richesses à satiété,
  65. En un mot, on voulait l'émissaire mignon,
  66. joli, charmant, roublard.
  67. On tomba sur Macron.
  68. Dire qu’il captiva, c’est aller un peu loin.
  69. On aurait préféré un lion, un aigle, un ours,
  70. Un renard ou un singe qui eût été malin,
  71. Ce n’était qu’une tique !
  72. Et nulle autre ressource.
  73. Quoi, cet à peine ciron, ce plus bas qu’un pied ?
  74. Hors lui nul volontaire, on dut s’en contenter...
  75. Le rat n’est pas sociable, il ne vit qu’entre soi,
  76. A cette heure, il se vit dans un grand désarroi.
  77. Une abeille eût suffi, un lézard, un frelon
  78. Eussent encore mieux paru que l’insecte avorton.
  79. “D’où viendront vos secours ? Où sont vos alliés ?”
  80. Les rats le questionnaient, quelque peu paniqués.
  81. “Croyez-vous que la foule à votre vue se pâme ?”
  82. La tique a moins d’amis que le rongeur infâme;
  83. Comment comptait-elle donc emporter le débat,
  84. Refouler la vindicte (elle annonçait leur glas !) ?
  85. “Croyez-moi, mes seigneurs, je sais grossir à temps
  86. Fit l’insecte anodin.
  87. Il faut penser printemps.
  88. C’est la saison où je sévis sans qu’on me voie.
  89. Je suçote au jarret le sang de chaque proie.
  90. Je grossis tout pendant que ma proie dépérit,
  91. Par un mal invisible et comme anéantie,
  92. Tandis que je grossis, autant que la grenouille
  93. Qui du bœuf, dit la fable, voulut avoir la taille.”
  94. “Admettons, mais enfin, ferez-vous ça tout seul ?
  95. Aurez-vous pour la foule une assez grande gueule ?”
  96. “Non point, mes chers seigneurs, qui pas fiers me mandez,
  97. Là où seul j'échouerais, mille comme moi vaincraient.
  98. Les parasites de mon genre sont légion,
  99. On pompera chacun jusque dans sa maison.
  100. S'ils sont puissants en groupe, isolons les frondeurs.
  101. Le courage en troupeau chez un seul devient peur.
  102. Il suffira que trois complices chez les chats
  103. Trois rats-minagrobis, nous soient assez pro-rats,
  104. Et que 3 fouines nous soient d'assez bons médias,
  105. Mettons-y cinq chacals qu’on querra d’Arabie,
  106. Et l’ordre reviendra sans jamais qu'on vous vît.
  107. Dans le tumulte en plus, j'annexerai la ville
  108. Et si vous me payez, je vous la remettrai.”
  109. Les rats applaudirent à ces mots, satisfaits.
  110. Dans la ville, bientôt, les tiques pullulèrent,
  111. Les habitants piqués, sucés, de maladie tombèrent.
  112. D'aucuns pourtant debout s'en furent protester.
  113. On les cueillit sitôt pour les reconfiner.
  114. Quelques-uns essayèrent un peu plus hardiment
  115. On les éconduisit. Ce, en les matraquant.
  116. On fit de la police et de la bastonnade
  117. Sur tous les égarés de moindres promenades.
  118. Vieux ou jeunes au fait, ou au courant de rien,
  119. Ce fut un beau carnage, un injuste festin.
  120. La fronde eut tôt contre elle, avant qu’elle ait bougé,
  121. Non seulement la meute aux rats toute vouée
  122. Mais tous les autres aussi, ligués comme un seul homme.
  123. La lâcheté des veules emplirait des albums !
  124. Le chien bien entendu qui court après le chat,
  125. Le gorille et les singes amateurs de razzias,
  126. Et tous ces gens qui là, se trouvent sans orgueil.
  127. Les révoltes aujourd’hui sombrent sur ces écueils.
  128. Il y eût bien cent braves, mais trop peu audacieux,
  129. On finit par les voir comme autant de factieux.
  130. Ce concile inique eut raison des atavismes
  131. Et l’affaire en entier fut enterrée sans schisme.
  132. La foule dispersée, poursuivie, condamnée,
  133. Dut en réparation débourser ses deniers.
  134. Les rats cette fois-là en furent quittes encore
  135. Pour une peur d’un jour, et pas un seul remords.
  136. Or, Noël approchait, avec tous ses mystères,
  137. Ô ! Période bénie et rarement austère.
  138. La tique idiotement, en son infime cour,
  139. Se croyait adulée. Trois pelés deux tondus,
  140. Faisaient imaginer qu’on l’entourait d’amour.
  141. En vainquant, elle croyait désormais tout vaincu.
  142. Mais le froid de décembre amenait un tracas:
  143. On n’avait plus un sou. D’où venait l’embarras ?
  144. La tique avait gagé plus qu’elle n’avait prévu
  145. En payant les chacals, les pillages à nu,
  146. Dont la moitié du coût eût pu rassasier
  147. Le peuple qu’on venait à peine d’écraser.
  148. En commettant ainsi de funestes dépenses,
  149. On avait épuisé les dernières finances.
  150. Que voulez-vous que fît la tique ? Evidemment,
  151. Elle alla retrouver ses amis tout en dents,
  152. Ses bienfaiteurs les rats, pour leur faire un emprunt,
  153. S’apprêtant à promettre de mirifiques gains.
  154. Le rat est trop prêteur, c’est son moindre défaut.
  155. Mais il ne prête en fait qu’à ceux qui portent beau
  156. Et il ne prête au vrai que ce qu’on croit qu’il a.
  157. Mais notre parasite imaginait les rats
  158. En mécènes fournis, exigeants mais princiers.
  159. Il en ignorait tout: ce sont des voleur-nés.
  160. “Tu veux des sous, fort bien, où en est ton trésor ?”
  161. “Il ne me reste rien”, fit la tique, “est-ce un tort ?”
  162. “Un tort fatal ! Enfin, que pouvons-nous pour toi ?”
  163. “Avancez-moi un peu, bientôt j’aurai de quoi.”
  164. “Nous ne pouvons prêter que ce qu’on peut payer.
  165. Un crédit, ça s’achète, c’est là notre métier.
  166. Tu n’as rien à donner, où donc serait l’échange ?
  167. Tu veux nous voir mourir ? Va, donc, tu nous déranges.”
  168. “Tout de même, après tout ce que je fis pour vous.... !”
  169. Essaya notre tique, à peine encore debout.
  170. “Laissons là le passé, restons à aujourd’hui.”
  171. “Mais je n’ai plus d’argent, pas le plus petit Louis.”
  172. “Et tes administrés, ne peux-tu les sucer ?”
  173. “Ils sont exsangues, hélas ! Ces sans-dents sont rincés.”
  174. “Si les vivants rechignent, fais donc payer les morts,
  175. Les pas-nés, les vieillards, et prostitue les corps !”
  176. “Mais d’ici là, mes pères... ?” ”Tu te débrouilleras.
  177. Nous ne nous mêlons pas de ce qu’il adviendra.
  178. Du reste, ta cité n’a pour nous plus d’attrait.
  179. Nous partirons bientôt vers de plus riches crêts.”
  180. La tique, sans soutien, comprit qu’elle était cuite,
  181. Ses heures étaient comptées, vous devinez la suite.
  182. Il faut à cette histoire une juste morale
  183. (C'est l'usage du conte en sa partie finale ):
  184. Il n’est point de tyran qui ne vive aux dépends
  185. De gens qui le soutiennent autant qu’il est d’argent.
  186. Pour toi, je t’en avise: abuse à bon escient
  187. Et sache pressurer en toute discrétion.
  188. Tu n’auras, c’est certain, aucune opposition.
  189. Indolente ou cachée, et bien prompte à se rendre
  190. La masse préfère, au saint combat, se faire pendre.
  191. Plutôt que de se battre et défendre son dû,
  192. Elle se soumet sans peine au hasard du vaincu.
  193. Ô toi, peuple, entends-moi: tu mérites ton sort
  194. Heureux ou malheureux, et quel que soit ton bord,
  195. Sois uni et bats-toi, mais pas pour quelques liards,
  196. Pas pour de vains plaisirs, ni même des milliards.
  197. En voulant la Justice, tu invoques un Destin
  198. Qu'on ne négocie pas, et qu'on ne solde point.
  199. Parle moins, agis plus ! Et prie pour ton salut.
  200. Si un jour l'un des tiens, de revanche mordu,
  201. Réunissant sur lui les faveurs du destin,
  202. T'appelle à renverser les agents du Malin,
  203. Ne tergiverses point, et fais donc de ton mieux,
  204. Pour que l'oligarchie soit dénantie des lieux.
  205. On verra si tes actes imitent tes paroles,
  206. Ou si tu n'as en fait que des gonades molles.
  207. Tu te veux libérer ? On le mesurera
  208. Aux actes, et à eux seuls, que tu accompliras.
  209. Cette voie est sublime, elle exige une flamme
  210. Qui engage tes fils, et ton sort et ton âme.

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  • Une lectrice says:

    Magnifique ! Lu avec le sourire sur les lèvres.
    Jean de La Fontaine n’a pas à rougir.

    • Une lectrice says:

      “En voulant la Justice, tu invoques un Destin
      Qu’on ne négocie pas, et qu’on ne solde point.
      Cette voie est sublime, elle exige une flamme
      Qui engage tes fils, et ton sort et ton âme.”

      Amîn

      • Une lectrice says:

        En relisant, je me suis aperçu que c’est plutôt à partir de ces vers que j’aurai dû prendre :
        “Sois uni et bats-toi, mais pas pour quelques liards,
        Pas pour des clopinettes, ni même des milliards…”

  • Nous méritons notre sort évidemment!
    Qu’apprenons nous si difficilement? Le respect des autres, savoir les aimer, les aider?
    Ce jeune adulte diplômé, intrépide, sûr de lui, mais hélas inexpérimenté, à qui la France en détresse a confié les rênes de sa gouvernance, se retrouve dans la tourmente. Cette épreuve est sans doute nécessaire à tous. Qu’en sortira -t-il?
    J’ai pris grand plaisir à vous lire cher auteur!

  • Edouard Sowa says:

    Je pense que Jean de la Fontaine se serait amusé de cette fable contemporaine. Et dire qu’il fut un temps ou tout gentilhomme se devait d’écrire en proses. Une belle époque,hélas révolue.

  • Cette fable est vraiment d’actualité, notre sort est scellé, c’est sûr nous allons nous battre puis gagner pour enfin reprendre notre liberté; Que je regrette mes tendres années où une certaine insouciance règnait. Si Dieu le veux nous remporterons cette victoire j’en suis convaincu on s’y prépare. merci pour cette magnifique fable quel talent Mr Rémy. Que Dieu vous protège.

  • BRAVO …… LA FRANCE SERA DELIVREE PAR LES COURAGEUX PATRIOTES …… OU NE SERA PLUS QU’EN RUINE ET MORTS …… QUE LES LACHES BRULENT DEVANT LES CERCUEILS DE LEUR FAMILLE …..

  • Princesse says:

    Mes meilleurs vœux pour cette année qui commence,
    Mes remerciements pour cette belle fable,
    Certes, écrire en alexandrins est un plaisir,
    Et vous portez-vous bien, c’est là mon grand désir.

    • Max Montgomery says:

      Voyons:
      Mes meilleurs vœux pour cette année qui commence : 11 pieds, le e final ne se prononce pas,
      Mes remerciements pour cette belle fable : 11 pieds, idem, le e central de remerciements ne peut pas être prononcé,
      Certes, écrire en alexandrins est un plaisir : alexandrin est coupé, hors règle, il faut que le sixième pieds du vers soit la fin d’un mot
      Et vous portez-vous bien, c’est là mon grand désir : 12 pieds, réussi !

      Pas facile ! mais merci !

      • Princesse says:

        La classe ! Sauf que l’on ne parle pas de “pied” mais de “syllabe” Ceci dit, merci pour le rappel concernant le e final que j’avais largement oublié et bonne année

        • Max Montgomery says:

          On lit parfois sur le net, comme sur l’exécrable wikipédia, qu’il faudrait dire syllabes. Erreur, le pied n’est pas une syllabe. On parle bien de pied en versification française, contre l’avis des grammairiens sans-culottes. La syllabe a une prononciation univoque, pas le pied.

  • Ce texte pourrait être 306 ans après, la suite de “la fable des Abeilles” de Bernard Mandeville, 1714. Le texte de Mandeville établit la Théorie du Ruissellement, promue par Macron et mis en place par son maitre ( le monopole planétaire de ) Rothschild depuis Waterloo.
    Le texte de Mandeville rend limpide et évident 1789…et se résume en une simple phrase euristique: “Le vice privé engendre la vertu publique”.
    Ce petit axiome explique pourquoi les politiques nous vendent notre vertu, et l’église officielle aussi. Une fois le mandat obtenu, il favorisent la mafia, les accointances secrètes, les passes droits et finalement deviennent des professionnels du mensonge, totalement aveugles et corrompu mentalement. La mafia crée la peur et l’insécurité et cela justifie ensuite les contrôles les restrictions et autre abus liberticides….
    Ensuite ils monopolisent une tâche qui est républicaine avant tout, et devrait donc être strictement limitée dans le temps, payé au minimum, frais pris en charge dans le cadre de la fonction, qui ne s’arrête pas à 17 heures !!!!!! La république ne cesse pas d’exister à 17 heures, et le mandat social à valeur de modèle citoyen, donc cocaine et autre substances nocives à la réflexion totalement exclues, partouze et diner fins également, transparence 24/24 de leur localisation, planning, santé, car ils sont le sel de notre république………….Mais je m’envole, attendons le 6 janvier, le jour de la venue des rois mages, Gaspar Mechior et Blathazar.

  • Après le dessin …la photo…voici la poésie…et en alexandrin s’il-vous-plaît.
    Comme souligné plus bas à juste titre, Jean de la Fontaine n’en renierait pas la paternité.
    A vrai dire c’est très intimidant d’oser écrire sur un si texte si inspiré.

  • Schlapp von Lixingen says:

    Inspiré et inspirant

  • Récit du passé ou funeste destin ?
    Je suis tel le moineau je vis au dessus de ce chagrin,

    Je ne nourris pas la tique, contre moi tyran ne peut rien.

    Le tort premier revient a ces non éveillés, que l’on appelle pantins.

    Mais seul ou en essaim quand je fondrais, ma témérité sera sans fin.

    • Max Montgomery says:

      Voyons:

      Récit du passé ou funeste destin ? 11 pieds
      Je suis tel le moineau je vis au dessus de ce chagrin, 15 pieds
      Je ne nourris pas la tique, contre moi tyran ne peut rien, 16 pieds.
      Le tort premier revient a ces non éveillés, que l’on appelle pantins, 18 pieds.
      Mais seul ou en essaim quand je fondrais, ma témérité sera sans fin, 19 pieds.

      • Françoise B says:

        C’est ce qui s’appelle écrire sur de grands pieds. ;o))

  • Carmelina ZAFFUTO says:

    Merci pour votre authentique fable !
    “Soyez forts et courageux, n’ayez pas peur, ne tremblez pas devant eux. En effet, le Seigneur votre Dieu marchera avec vous. Il ne vous lâchera pas, il ne vous abandonnera pas.” Que Dieu nous protège

  • Belle oeuvre, d’ un intellectuel,artiste qui plus est,peut-il prendre les armes ? Oui,si la situation est à ce point inespérée,je le crois.Sommes nous, simples civils,assez déterminés pour ne pas lâcher ?Oui,je le crois,quel que soit notre âge.Nous attendons les prochaines étapes ! Merci pour ce merveilleux film sur la quête du photographe et ses splendides et émouvantes prises de vue des animaux sauvages.

    • Max Montgomery says:

      Les armes, on put les prendre en pensant, Rimbaud le fit et bien d’autres, Henri de Monfreid aussi !
      Merci !

  • Magnifique ! j’ai pris un réel plaisir à lire cette fable si joliment écrite.
    Une façon de raconter notre situation sans vulgarité et avec toute la richesse de notre belle langue. Vos mots ne sifflent pas et ne cachent aucune perfidie, contrairement à tous ces beaux discours que l’on nous sert à longueur de temps.
    Je m’en remet à votre savoir et à votre sagesse quand aux évènements qui nous viendront avec tout mon soutien pour que notre avenir soit florissant.
    Bien amicalement.

    • Max Montgomery says:

      De la part d’un homme de l’art, cela me va droit au coeur.

  • Bravo ! vous montrez jusque dans le domaine artistique une créativité réelle et bienfaisante. L’ Art, la Science et la Religion ont besoin de retrouver leur force originelle, divine, commune. L’Art moderne a cru, bien illusoirement, pouvoir prospérer hors de ses forces constituantes que sont les forces thérapeutiques et celles pédagogiques. Une vraie modernité passe par leur reconquête. Par ce poème vous témoignez d’un accès à ces forces vitales. Elles sont celles même qui vous donnent cette force dont vous témoignez pour votre projet de renversement. A bientôt je l’espère.

  • Quel courage et émotion me donne votre texte ! Lorsque l intelligence du coeur et de l esprit, le désir de liberté et de vérité, le courage de faire émerger la lumière nous unis dans votre sillage. Mille merci pour cela

  • Fi donc, ce ne sont point là,
    Mis tous des alexandrins,
    Une histoire se construit bien,
    De tous ces mots mis à plat,
    Et le parallèle demain,
    Avec ce monde tout éteint,
    Empli de gens tous très las.
    On excuse alors les rimes,
    Il est temps que l’on s’assemble,
    Car toujours plus forts ensemble,
    A nous tous, alliés on trime,
    Virus, faux, hors de la table,
    Virant ces trop gros notables,
    Une vie nouvelle est la prime.

    • Max Montgomery says:

      Voyons:
      Fi donc, ce ne sont point là, 7
      Mis tous des alexandrins, 7
      Une histoire se construit bien, 8
      De tous ces mots mis à plat, 7
      Et le parallèle demain, 8
      Avec ce monde tout éteint, 8
      Empli de gens tous très las. 7
      On excuse alors les rimes, 8
      Il est temps que l’on s’assemble, 7
      Car toujours plus forts ensemble, 7
      A nous tous, alliés on trime, 8
      Virus, faux, hors de la table, 7
      Virant ces trop gros notables, 7
      Une vie nouvelle est la prime. 8
      Amitié !

  • Pierre vidal says:

    car il savait… que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse. »
    Albert Camus

  • Françoise B says:

    Merci cher Rémy, pour cette fable si symbolique et toujours d’actualité.
    Merci aussi pour tout ce que vous faites afin de nous guider vers la libération de NOTRE France, et pour la reconstruire.
    Puisse l’univers vous entendre ; et nous exaucer. 🙂
    Vous avez la force et le courage, je sollicite, pour vous et l’ensemble des acteurs, la protection et la réussite.
    Que 2021 soit l’exceptionnelle année que nous espérons tous, dans votre sillage : celle de la libération de notre VRAIE France ; sous votre égide. 🙂
    Belle et heureuse année 2021, et jetons l’abominable 2020 (et son souvenir) au plus profond d’un lac de lave brûlante.
    MERCI !

    • Max Montgomery says:

      Merci beaucoup, Françoise, avec vous tout sera possible.

  • Chevalier says:

    Merci cher Rémy de nous partager ces alexandrins qui disent tout et sa morale. A la manière de Jean de la Fontaine que j apprécié tant.

  • Un plaisir immense à lire, un hommage à notre belle langue française, la réalité des faits bien décrite, tout y est ! Un immense bravo ! Merci !

  • Merci pour ce bel écrit bien pensé, bien tourné. Je n’aurais su en faire autant et il me réjouit d’avoir pu le lire avec plaisir, alors que l’histoire en elle même est notre triste réalité.
    Merci de savoir conter les choses sans y ajouter la peur que peut inspirer notre époque.

  • Excellent, comme toujours =)

    Voilà qui devrait plaire au Pr Peronne, au Dr Milbert ou encore au Pr Montagnier….
    En 2016, Thierry Casasnovas nommée une de ses vidéos «la tique émissaire».
    Si elle est une plaie, elle montre le chemin à suivre pour la guérison…. Et étonnement, on se soigne presque de la même façon de la maladie de lyme, que de la malaria, du covid ou du sida ! La plante reine des trois premières maladies c’est l’arte misia, avec un bon déparasitage à l’ail avant pour lyme ! La première recommandation : bonne hygiène de vie, alimentation saine…puis relancer l’immunité… Vitamine C, D, zinc, propolis, échinacée, extrait de pépin de pamplemousse, lapacho, etc… il y a mille remèdes! Ne faites rien sans conseils avisés. Bon, tout cela pour dire, que pour se débarrasser du Roi des tiques, c’est presque la même chose, enlever les scories, se renforcer, prier, se relier au créateur pour un meilleur monde !

    Ensemble à l’unisson, chers amis hérissons,
    Terrassons les limaces et leurs passions voraces,
    Chassons tous les dragons et leurs morbides poisons,
    Décidons de l’exil des avides crocodiles.

    Les gros chats guettent les rongeurs et déjouent leurs tours,
    Les sages hiboux et les chouettes préparent leurs retours,
    Battons-nous comme des lions, protégeons nos enfants,
    Et relançons sans vergogne, le vol des cigognes.

    Ce n’est pas à toi fier cheval, d’être en cavale,
    Unissons chien fidèle et dauphin amical,
    Pour une terre féconde à l’image des colombes,
    Où brille le soleil pour la joie des abeilles.

    • Max Montgomery says:

      Bien d’accord avec tout ça.
      Pour les vers, voyons:
      Ensemble à l’unisson, chers amis hérissons, 12 pieds
      Terrassons les limaces et leurs passions voraces, 12 pieds
      Chassons tous les dragons et leurs morbides poisons, 13 pieds (on prononce le e de morbides”)
      Décidons de l’exil des avides crocodiles, idem
      Les gros chats guettent les rongeurs et déjouent leurs tours, 13, voir 14.
      Les sages hiboux et les chouettes préparent leurs retours, 14 (sages hiboux = 4, h aspiré !)
      Battons-nous comme des lions, protégeons nos enfants, 13 pieds
      Et relançons sans vergogne, le vol des cigognes. 9 pieds avec une impossibilité qui est le e à la césure
      Ce n’est pas à toi fier cheval, d’être en cavale, 12 pieds
      Unissons chien fidèle et dauphin amical, 12 OK
      Pour une terre féconde à l’image des colombes, 13
      Où brille le soleil pour la joie des abeilles. 12 OK !
      C’est un vrai exercice.

  • LILIANE QUINTON says:

    quel homme accompli ! vos divers talents artistiques ne font que s’ajouter à la conviction et à la détermination qui émanent de vos propos dans vos vidéos. Je ressens quant à moi une vraie sincérité et une grande volonté qui me confortent dans le choix que j’ai fait de vous suivre dans ce renversement. Merci beaucoup pour vos bons vœux et recevez les miens les plus sincères de réussite pour accompagner dignement cet évènement historique. Nous comptons sur vous et vous remercions de votre engagement. Liliane

    • Max Montgomery says:

      Merci Lilianne. Et, savez-vous, le sort m’oblige à régulièrement dire quelque chose, sans quoi, souvent, l’oubli efface tout.

  • Brillant! Magnifique!
    Merci d’avoir régalé mon âme. Et de m’avoir fait rire, bien que le propos soit grave.

    Il faudra, je le pense aussi, arriver à cette extrémité qu’est le frigo vide…
    Il arrivera, je le pense aussi, une nuit où comme à Berlin, des barbelés furtifs, déployés à 50km/h lors d’un opportuniste couvre-feu, transformera les cités en “Banlieue 13″… Au réveil, M. Mme Tout-le-Monde se découvrira… coincé. C’est ainsi que se mettront en branle les grincements de dents…

    Voici une citation d’un livre que je juge important pour notre affaire, écrit par un homme qui comme vous, fût envoyé par la Providence.

    Chapitre 14 – L’altération du monde (1)

    (1) Au temps de Moïse ce ne pouvait être le jour de manger la pâque, parce que, contrairement aux animaux, les hommes sont obligés de porter le mal à son comble pour en tirer leçon. Sinon, bien qu’on leur montre que ceci est bon ou mauvais pour soi ou pour autrui, ils ne le voient. L’homme est ainsi, parce qu’en s’apercevant qu’il peut tout changer, il se méprend sur son intelligence qui lui fait croire qu’il a le droit de faire tout ce qui lui plaît, en toute impunité. C’est pour cela qu’il faut un temps durant lequel Dieu laisse les hommes faire tout ce qu’ils désirent, jusqu’à ce qu’ils se donnent une cuisante leçon que les rescapés ne seront pas prêts d’oublier. Alors cette fois, quel que soit leur peuple, ils sauront parfaitement discerner le bien et le mal, et évaluer leurs conséquences.

    Tiré de “Le Livre de Vie de l’Agneau”
    (Oui, ce fameux livre annoncé par l’Ecriture, dont beaucoup parlent et peu lisent…)

    Merci d’avoir utilisé le mot “gonades”, qui est bien plus inclusif que toutes leurs tentatives orthographiquement bancales.

    Bonne année à vous, aux vôtres, et à tous les pays du monde entier.
    Que Dieu nous exauce.

    Kori

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